C’est un fait depuis longtemps établi par la science : le manque de sommeil engendre une baisse conséquente de la productivité. Et les conséquences de la privation de sommeil vont bien au-delà d’une simple baisse de la concentration. Faisons le point sur l’impact du manque de sommeil sur la santé de vos collaborateurs et de votre entreprise dans son ensemble.

Plus dormir ou mieux dormir ?

Les études tendent à prouver que le temps de sommeil optimal peut varier d’un individu à l’autre. Certains de vos collaborateurs peuvent avoir besoin de 8 heures de sommeil (la moyenne pour un adulte) quand d’autres se contenteront aisément de 7 heures pour récupérer. La recherche a par ailleurs formellement démontré que la quantité de sommeil n’est pas le seul critère déterminant. Il s’agit avant tout de bien dormir : c’est le fameux « sommeil réparateur ».

Les conséquences du manque de sommeil 

Nombre d’actifs dorment mal, trop peu, quand ils ne cumulent pas nuits trop courtes et sommeil agité. Cela se traduit en premier lieu par une perte de la concentration et de la vigilance. Il devient alors nécessaire pour eux de s’y reprendre à plusieurs fois pour intégrer une information ou pour effectuer une tâche. Les risques d’accidents du travail ou de problèmes de santé sont alors amplifiés, et on estime qu’un salarié s’absente en moyenne 8 jours par an pour des raisons directement liées au sommeil.

Le manque de sommeil a par ailleurs une action directe sur le cortex préfrontal. Cette zone du cerveau gère l’humeur, mais aussi la créativité et la prise de décision. Privés de sommeil, vos collaborateurs auront tendance à s’enferrer dans la routine et à manquer d’esprit d’initiative. En outre, les salariés en proie à des troubles du sommeil se révèlent souvent plus irritables et plus émotifs, ce qui est susceptible de provoquer des tensions et de nuire à la Qualité de la Vie au Travail.

Comment s’attaquer aux problèmes de manque de sommeil de ses collaborateurs ?

En France, « bars à siestes » et salles de repos tendent à faire leur apparition dans les entreprises les plus innovantes. Si ce type d’initiatives contribue à améliorer la Qualité de la Vie au Travail, cela se révèle pourtant insuffisant. 

Pour des résultats probants dans la lutte contre le manque de sommeil, il s’agit en premier lieu de sensibiliser vos collaborateurs à l’importance du sommeil. Afin de mieux gérer leur repos, ils doivent appréhender quelques bases.

Les différentes phases d’un cycle de sommeil 

Le rythme biologique est rythmé par l’alternance de deux états physiologiques : une phase d’éveil et une phase de sommeil. Le sommeil se compose d’une succession de cycles de 90 minutes environ. Chaque cycle se déroule en  3 phases :

  •   Le sommeil lent léger ;
  •    Puis, le sommeil lent profond – le plus récupérateur ;
  •    Et, le sommeil paradoxal – période propice aux rêves.

Le cycle du sommeil se calque sur le rythme biologique, et c’est donc entre 20H00 et 4H00 du matin que les phases de sommeil lent sont les plus longues. Pour être au meilleur de leur forme, vos collaborateurs doivent donc éviter de se coucher trop tard.

Les principaux troubles du sommeil

Avant de songer à lutter contre les troubles du sommeil, il est important de savoir les identifier. Chez les adultes actifs, les insomnies sont les plus courantes et sont le plus souvent liées au stress. Il peut s’agir d’une difficulté à trouver le sommeil ou de réveils nocturnes, avec impossibilité de se rendormir. À long terme, les insomnies peuvent devenir chroniques, et ce manque de sommeil peut impacter la santé. Plus rares, les parasomnies sont des troubles qui se produisent lors du sommeil paradoxal, comme le somnambulisme. Une thérapie et une bonne hygiène de vie permettent le plus souvent de les traiter. Certains troubles du sommeil sont les conséquences d’un problème physique. C’est le cas de l’apnée du sommeil. Il est alors indispensable de consulter rapidement.

Quelques conseils contre le manque de sommeil

Il est par ailleurs judicieux de leur rappeler quelques bonnes pratiques qui facilitent l’endormissement et qui favorisent le repos :

  • Disposer d’une literie confortable – matelas, oreillers et couettes contribuent à créer à un environnement de sommeil confortable ;
  • Éviter de surchauffer la chambre à coucher, dont la température devrait être comprise entre 16 et 17°C ;
  • Limiter la consommation de tabac, de caféine et de théine au cours de la journée ;
  • Proscrire les écrans – smartphone, tablette, mais aussi TV – avant d’aller se coucher.

Côté entreprise : il est indispensable de permettre à vos équipes de compartimenter nettement leur vie professionnelle et leur vie personnelle, en ne les sollicitant pas en dehors de leurs heures de travail, au cours du week-end ou encore durant leurs congés. Cette précaution se révèle tout particulièrement importante en cette période de crise sanitaire. Pour nombre de vos collaborateurs, le télétravail constitue une nouveauté. Il est important de les encourager à conserver un emploi du temps structuré et des horaires de travail bien définis, afin qu’ils soient en mesure de « déconnecter » avant d’aller dormir et ne souffrent pas d’un manque de sommeil.  

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Le manque de sommeil, un sujet que connaît bien Ambre Dervaux, responsable éditoriale chez Bleu Câlin

Autrice : Ambre Dervaux – Responsable Éditoriale @Bleu câlin