D’après l’Institut National de Recherche et de Sécurité au travail (INRS), le stress au travail se caractérise par “une personne qui ressent un déséquilibre entre ce qu’on lui demande de faire dans le cadre professionnel et les ressources dont elle dispose pour y répondre”. Une opposition croissante se fait sentir depuis plusieurs années entre ce qui serait le bon et le mauvais stress. Mais, cette opposition n’est-elle pas un peu trop simpliste ?

Le bon et le mauvais stress : alternance entre adrénaline et… récupération !

Certes, on ne peut pas nier l’énergie et l’entrain qu’un pic de stress peut procurer. Au bureau, il nous alloue les ressources nécessaires pour faire face à un problème spécifique, pour oser prendre des risques ou affronter une surcharge de travail momentanée. Mais, toute augmentation ponctuelle doit impérativement être suivie d’une période de récupération où le corps s’apaise et revient à la normale. A contrario, si le stress est intense et/ou non suivi d’une période de repos, alors,  il devient chronique. Ce soit disant bon stress se transforme en calvaire. Générateur d’épuisement, il peut entraîner un nombre important de pathologies. Le bon et le mauvais stress doivent être perçus comme une alerte dès lors qu’ils sont vécus comme une souffrance sur une durée prolongée.

Degré de responsabilité ne doit pas rimer avec augmentation du stress

Il est normal qu’un poste à responsabilités soit accompagné de sa dose de stress et de pression, paraît-il. La justification semble bancale : une forte pression constante ne peut être acceptable quelque soit le niveau de responsabilités ! Ce n’est pas parce qu’une personne est à la tête d’un service ou d’une entreprise qu’il est légitime qu’elle ressente un excès de stress permanent. Si la pression fait partie du quotidien du directeur, elle ne doit pas en devenir le principal moteur de son activité. Le cas échéant, celui-ci doit se questionner car son stress est probablement révélateur de défaillances au sein de son quotidien, personnel ou professionnel.

Ne pas oublier la perception de chacun

Enfin, il ne faut pas nier le poids des différences individuelles : la capacité d’adaptation et de récupération peut grandement varier d’un individu à un autre. De fait, on ne peut prévoir un seuil unique au delà duquel le stress doit être perçu comme une sonnette d’alarme. Tout comme il est difficile de définir en amont qu’une certaine pression sera bénéfique pour tel ou tel collaborateur. Une individualisation de la thématique est largement prescrite.

Dans tous les cas, restez en alerte face à tous ces facteurs qui peuvent être les révélateurs d’une pression trop intense et/ou constante : agressivité, conflits avec son équipe, perte du sommeil, déprime… Signes d’un besoin de repos, ou alors annonciateurs de réels dysfonctionnements au sein de l’organisation, le stress doit toujours être pris au sérieux !

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