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Baromètre du burnout en France 2024
Santé mentale au travail·

Baromètre du burnout en France 2024

Un salarié sur quatre est en situation de burn-out. Notre baromètre annuel révèle les tendances et opportunités d'action pour les RH.

Baromètre du burnout en France 2024 Pour la quatrième année consécutive, Moodwork publie son baromètre annuel du burnout en France. Cette édition 2024 s'appuie sur les données collectées auprès de plus de 3 500 salariés issus de 87 entreprises françaises de toutes tailles. Les chiffres confirment une tendance inquiétante : le burnout s'installe durablement dans le paysage professionnel français, et les entreprises qui n'agissent pas aujourd'hui en paieront le prix demain. Un salarié sur quatre en situation de risque élevé Les données 2024 révèlent qu'un salarié sur quatre présente un niveau de risque élevé de burnout, soit une progression de 3 points par rapport à 2023.

Ce chiffre place la France parmi les pays européens les plus touchés par ce phénomène. Plus préoccupant encore : 8 % des salariés interrogés présentent un profil de burnout avéré, nécessitant une prise en charge immédiate. Les secteurs les plus touchés L'analyse sectorielle révèle des disparités importantes. Le secteur de la santé et du médico-social reste en tête des secteurs à risque, avec 34 % de salariés en situation de risque élevé.

Le secteur du numérique et des technologies connaît la progression la plus forte, avec une hausse de 7 points en un an. La distribution et le commerce de détail complètent ce tableau préoccupant, notamment en raison de conditions de travail exigeantes et d'une pression managériale accrue.

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Engagement n°1 : le télétravail, facteur de protection ou de risque

Contrairement aux idées reçues, notre baromètre 2024 nuance fortement le rôle protecteur du télétravail. Si le travail à distance réduit effectivement le stress lié aux transports et améliore la flexibilité, il favorise aussi l'hyperconnexion et l'isolement. Les salariés en télétravail total présentent un risque de burnout 12 % plus élevé que ceux en mode hybride. L'hybridation apparaît comme le modèle le plus protecteur — à condition d'être bien organisé et de préserver des espaces de déconnexion réels.

Engagement n°2 : les managers, premiers exposés et premiers facteurs de protection Notre étude confirme le rôle central des managers dans la prévention du burnout. D'un côté, les managers sont eux-mêmes surexposés : 29 % d'entre eux présentent un risque élevé, contre 23 % pour les non-managers. De l'autre, la qualité du management reste le premier facteur de protection cité par les salariés qui se disent en bonne santé mentale. Former les managers à détecter et prévenir le burnout est donc doublement rentable : pour eux-mêmes et pour leurs équipes.

Engagement n°3 : le coût économique du burnout sous-estimé Le burnout représente un coût considérable pour les entreprises françaises. Notre modélisation 2024 estime à 15 000 euros le coût moyen par salarié en burnout, en tenant compte de l'absentéisme, de la perte de productivité, du turnover et des coûts de remplacement. À l'échelle nationale, ce chiffre représente plus de 10 milliards d'euros de pertes annuelles pour l'économie française. Pourtant, moins d'une entreprise sur trois dispose d'un programme structuré de prévention du burnout.

Facteurs de risque et signaux d'alerte Notre analyse identifie les principaux facteurs de risque : la surcharge de travail chronique citée par 67 % des salariés à risque, le manque de reconnaissance, le sentiment de perte de sens, les conflits de valeurs et la faible autonomie. Les signaux d'alerte précoces les plus fréquemment rapportés sont les troubles du sommeil, l'irritabilité accrue, les difficultés de concentration et le cynisme progressif vis-à-vis du travail. Cinq priorités d'action pour les entreprises en 2024 Pour faire face à cette réalité, Moodwork identifie cinq priorités d'action. Déployer des outils de mesure régulière du bien-être pour détecter les signaux précoces à l'échelle individuelle et collective.

Former les managers à la détection et à la prévention du burnout, en leur donnant les outils pour agir sans se substituer aux professionnels de santé. Revoir l'organisation du travail pour limiter la surcharge : clarification des priorités, droit à la déconnexion, régulation des réunions. Mettre en place un accès facilité à un accompagnement psychologique professionnel, rapide et confidentiel. Intégrer les indicateurs de santé mentale dans le tableau de bord de la direction, au même titre que les KPIs économiques.

Vers une culture de prévention durable Le burnout n'est pas une fatalité. Les entreprises qui investissent sérieusement dans la prévention primaire obtiennent des résultats mesurables : réduction de l'absentéisme, amélioration de l'engagement et baisse du turnover. La clé réside dans la régularité et la systématisation des actions, et non dans des initiatives ponctuelles. Le baromètre Moodwork 2024 en est la démonstration chiffrée.

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