Attention et concentration sont deux processus cognitifs proches mais néanmoins différents. Soft skills essentielles pour toute activité professionnelle ou académique, elles sont parfois difficiles à mobiliser, notamment au retour des congés.

On vous propose aujourd’hui un décryptage de ces deux notions afin de mieux les comprendre pour mieux les retrouver.

Attention ou concentration ? Deux notions proches mais différentes

L’attention

L’attention est l’ouverture de nos sens à la réalité qu’elle soit externe ou interne. On peut ainsi être attentifs aux sons, aux images, aux odeurs, etc., autour de soi, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent.

Être attentif, c’est donc maximiser le nombre d’informations que l’on reçoit par nos sens et maintenir ces informations à un certain niveau de conscience. Cela requiert donc de regarder, écouter, toucher, goûter et humer.

Si on peut volontairement l’amplifier, notre attention est le plus souvent indépendante de notre volonté (par exemple, si vous entendez un fort bruit, elle va automatiquement se déplacer sur ce bruit et sur son origine).

La concentration

À l’inverse, la concentration est une fermeture volontaire de notre conscience à tout ce qui peut nous distraire de la tâche que l’on réalise. Il s’agit alors de bloquer l’arrivée des informations non nécessaires pour ne recevoir que celles utiles à ce que l’on est en train d’accomplir.

Attention et concentration sont donc deux actions interdépendantes : plus on est attentif à ce qui nous entoure, plus il sera difficile de se concentrer sur une chose en particulier ; plus on est concentré sur une chose en particulier, plus il sera difficile de prêter attention au reste.

Néanmoins, le terme de concentration, comme exposé ci-dessous, est en général peu privilégié par les sciences cognitives. Au sens premier, il désigne en effet l’action de tout ramener au centre et la définition donnée ci-dessus ne correspond qu’à un sens figuré et secondaire du mot.

Les différents types d’attention

L’attention sélective ou focalisée

Comme son nom l’indique, l’attention sélective consiste à sélectionner un type d’information parmi toutes celles que l’on reçoit afin de se focaliser dessus. On se coupe ainsi mentalement des autres informations, non pertinentes pour accomplir une tâche et on oriente notre perception vers le type d’information qui nous intéresse. En cela, l’attention sélective correspond à la concentration, selon la définition donnée précédemment.

Elle est par exemple à l’œuvre lorsqu’on lit un livre dans les transports ou que l’on travaille en open space. Dans les deux cas, il s’agit de se concentrer sur des informations visuelles, en résistant notamment aux interférences sonores.

On peut bien sûr la favoriser en s’installant dans un cadre qui réduit le nombre de stimulations environnementales, d’où l’intérêt d’un espace de travail aménagé.

L’attention divisée ou partagée

L’attention partagée entre en jeu lorsque l’on mène plusieurs activité de front : il s’agit alors de répartir son attention en fonction des exigences de chaque activité.

Elle est plus facilement mis en œuvre pour des tâches routinières ou pour lesquelles on a un haut niveau d’expertise.

Ainsi, s’il est facile de conduire sur un trajet connu et d’en même temps discuter avec ses passagers, la même double tâche se révélera beaucoup plus ardue si vous circulez dans une ville que vous ne connaissez pas, d’autant plus si vous cherchez à vous rendre à un endroit précis. La conduite demande alors plus de ressources en attention et il sera soit bien plus difficile de diviser cette dernière.

L’attention soutenue et la vigilance

L’attention soutenue entre en jeu lorsqu’il s’agit de maintenir son attention de façon continue sur une durée longue. Elle est particulièrement sollicité dans les activités qui impliquent un flux continuel, rapide et important d’informations à traiter.

Une différence s’opère entre attention soutenue et vigilance selon que la tâche à réaliser nécessite ou non un traitement actif des informations perçues.

S’il y a traitement actif, il s’agira d’attention soutenue. C’est le cas notamment, à nouveau, lors de la conduite automobile qui nécessite de traiter en temps réel toutes les informations reçues pour respecter le code de la route et ne pas avoir d’accident.

S’il n’y a pas de traitement actif mais simplement un maintien suffisant de l’attention pour être en mesure de réagir de manière adéquate si un événement survient de manière impromptue, il s’agira alors de vigilance. Cette dernière est par exemple sollicitée lorsque l’on pêche ou lorsque l’on fait le guet : il n’y a pas de traitement actif en temps réel de l’ensemble des informations reçues, mais si une personne survient ou si un poisson mord à l’hameçon, il faut pouvoir réagir de façon rapide et adéquate.

L’alerte attentionnelle

L’état d’alerte correspond à la mobilisation de l’attention d’un individu. On distingue :

  • L’alerte tonique, qui correspond à l’état d’éveil. Elle s’étale dans le temps et diminue progressivement et involontairement au cours de la journée pour des raisons physiologiques.
  • l’alerte phasique, qui est un changement brutal et temporaire de l’attention en réaction à un événement intervenant dans l’environnement (une personne rentre dans la pièce, un flash attire votre regard, un bruit vous fait tourner la tête, etc.)

Le contrôle attentionnel

Le contrôle attentionnel désigne la capacité d’une personne à diriger son attention.

Selon le modèle de Van Zomeren et Brouwer (1994), le contrôle attentionnel implique deux grandes dimensions :

  • l’intensité, qui regroupe les aspects quantitatifs d’attention et qui est prédominante dans l’attention soutenue, la vigilance et l’alerte (phasique et tonique),
  • La sélectivité, qui désigne les processus de sélection et discrimination des informations perçues, prédominante dans l’attention sélective et l’attention partagée.

En bref

La concentration correspond donc à un type particulie

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