L’effet de la motivation sur la qualité de vie au travail, la productivité et l’efficacité n’est plus à démontrer. Pour autant, les facteurs de motivation sont très variés : qu’ils soient fondés sur le gain, la satisfaction des besoins hiérarchisés ou des facteurs psychologiques. Néanmoins, la motivation n’est pas quelque chose d’aussi facile à manier et insuffler de la motivation est une tâche loin d’être aisée pour que le manager.

Insuffler de la motivation et de l’auto-motivation

Insuffler de la motivation et de l’auto-motivation à autrui est impossible. Quels que soient les dispositifs mis en place pour motiver les collaborateurs, chacun est libre de s’y engager ou non. Malgré tout, cet investissement peut s’induire lorsqu’on confie une nouvelle mission à quelqu’un. En définissant le résultat à atteindre, la raison de ce travail à fournir et en laissant libre cours à la manière de le réaliser : c’est le plaisir, la créativité, et l’innovation qui nourriront la motivation de chacun.

Du savoir-faire à l’aimer faire

Lorsqu’il est question de motivation, le savoir-faire se trouve reléguer au second rang, derrière “l’aimer faire”. Certes, les compétences et les connaissances sont nécessaires pour mener à bien ses missions. Se retrouver face à une tâche importante à gérer sans en avoir les armes et les ressources est certainement l’une des situations les plus angoissantes et des moins productives au travail. Néanmoins, apprécier faire une tâche entraîne naturellement le collaborateur à augmenter son niveau de compétences et de ressources pour mener à bien sa tâche, ceci nourri par un réel plaisir à la réalisation du travail.

Et si la motivation relevait aussi de l’innovation managériale ?

Dans toute activité professionnelle, il y a les activités que l’on aime faire, celles que l’on aimerait faire, et celles que l’on n’aimerait pas faire. Et si vous envisagiez votre quotidien professionnel en fonction de ce classement d’activités plutôt qu’en fonction d’un descriptif de poste des plus classiques ? Certains peuvent avoir en horreur une tâche qui, au contraire, ravirait un de leurs collègues. Certains seraient par exemple plus épanouis et performants si, outre leurs activités de commercial, ils étaient aussi en charge d’une partie de la comptabilité de leur entreprise car ils y accordent un intérêt grandissant. Qu’est-ce qui empêcherait une entreprise d’affecter différemment les activités au sein de l’équipe ? Chacun aurait la possibilité de s’épanouir au sein de ses propres compétences ainsi qu’au travers de celles qu’ils désirent développer, quelles qu’elles soient. Cette nouvelle forme d’organisation, l’holacracy (dont on parle ici dans notre précédent article), commence à voir petit à petit le jour : cette innovante répartition des rôles alloue à chacun un engagement et une motivation indéniable envers son travail.

Le rôle d’un manager n’est plus à envisager comme celui de capitaine de navire, qui inspire et motive ses troupes, mais plutôt comme celui qui met à disposition de chacun ses propres leviers de motivation.

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